La Renaissante entrepris alors son voyage. Sans réfléchir, elle se contenterait de marcher jusqu'à trouver vengeance.
Ses pieds tapaient le sol d'un pas lourd, soulevant des nuages de poussières. Ses bras se balançaient au rythme de la marche, & sa tête restait penchée en avant, les cheveux sombres & raides sur le drap blanc.
Le cimetière était entouré d'un muret grisâtre qui était fermé par une petite porte en bois. Cette porte qui, à peine touchée par la fille, vola en éclat comme une vitre qui se casse. Il suffit alors qu'elle la pousse pour que la porte tombe dans un bruit sourd qui ricocha sur toutes les tombes, un écho savourant pour Elle qui signifiait qu'il n'y avait rien de vivant.
la Renaissante était aveugle mais avait un odorat infaillible, c'est alors qu'elle entendit les pas légers & attentifs d'un chat non loin d'elle.
Dans l'obscurité absolue, elle s'approcha de l'animal si doucement, qu'il ne pris pas peur. Il aurait dû ...
Elle attrapa alors son cou & l'étouffa sauvagement, attendant le dernier gémissement de la bête, elle l'égorgea & lui mangea le coeur. Elle pris ensuite ses yeux, & les noyèrent dans l'abysse de ses orbites.
Les yeux de chats se mirent à briller dans la nuit, & la vue lui fut rendu.
<< Tu m'aimeras comme ça hein ? Tu m'aimeras ..>>
Les souvenirs refirent surface, le jour de sa mort, la trahison de son coeur, tout ce qu'elle avait subi, elle le subissait à nouveau, d'une seule traite.
Tout ces traumatismes qui se ravivaient, tellement rapidement. Ils l'a déchirèrent d'un cri qui griffait ses joues & qui gerçait ses lèvres.
& comme pour atténuer sa douleur, le ciel envoya la foudre contre son corps. Un éclair lui atteint le crâne, fissura tout son être, & sorti par sa poitrine, en formant un trou béant. & le sang coula comme si son coeur pleurait.
Il restait à la Renaissante, assez d'humain pour que le ciel lui donne une dernière chance.
Elle tomba, de tout son long, sur le devant du cimetière. Ses paupières se fermèrent sur ses yeux brillant..